Le fauchage tardif

Qu'est-ce donc que cela?


C’est une technique de gestion différenciée qui change de la tonte systématique de l’herbe. Elle consiste à ne couper la végétation qu’une fois par an, en été. Les prairies, les bords de chemins et de routes, sont des lieux qui s'y prêtent particulièrement bien. 


Oui, mais pourquoi ? 


     Pour les plantes:

 Cette pratique permet aux plantes annuelles de finir leur cycle végétatif et de se reproduire. Ainsi, les plantes ont le temps de mener leurs graines à maturité et de se semer pour l’année suivante. Si l’on tond ou fauche trop fréquemment, on favorise l’implantation de plantes vivaces comme le chiendent, le chardon, etc., qui ont une croissance rapide et une multiplication végétative. Ces plantes résistantes empêchent alors le développement des espèces plus sensibles, comme les orchidées sauvages par exemple.

     Pour les animaux:
  Le fauchage trop fréquent détruit les niches écologiques de nombreux animaux, notamment les insectes mais aussi leurs prédateurs (lézards, oiseaux…) et empêche la floraison, ce qui mène à un manque de nourriture pour les insectes butineurs.

     Et encore des petits plus : 
La quantité de travail est bien plus légère avec le fauchage tardif, car de trois coupes dans l’année en moyenne, on réduit à une seule ! Et si vous pratiquez le débroussaillage mécanique, vous ferez des économies en carburant.

Comment on s'y prend?


Le plus respectueux pour l’environnement est bien sûr la faux, à l’ancienne, mais il faut avoir le coup de main ! Cet outil est pratique pour les grandes zones mais pour les endroits plus étriqués, la faucille ou la cisaille sera plus adaptée. Sinon, la débroussailleuse fait très bien l’affaire également.

Concernant la hauteur de coupe, il ne faut pas aller trop bas, et laisser 7 à 10 cm de végétation. De cette façon, on ne détruira pas la base des plantes, le sol ne sera pas mis à nu, et on évite l’érosion. En laissant une longueur, on évite aussi de découper la petite faune qui se cache dans les hautes herbes : insectes, reptiles, batraciens, rongeurs…

Selon la gestion choisie, on pourra décider de laisser les restes de coupes sur place ou de les récupérer. Laisser les restes favorisera une végétation qui préfère les sols plus riches, et ramasser au contraire favorisera les plantes poussant sur les sols pauvres.

Les restes de coupe pourront aussi servir de fourrage pour les animaux, de paillage au potager, ou encore de matière azotée pour le compost.


Et quand ?


L’unique fauche de l’année se fait au plus tôt à la mi-juin, et peut se faire à la fin de l’été dans les régions montagnardes. En général, faucher à la mi-juillet permet à la plupart des plantes de finir leur cycle.



En résumé, le fauchage tardif favorise la biodiversité végétale et animale et permet de faire des économies, tout en ayant le plaisir de contempler une belle prairie fleurie.


Un petit aperçu de la zone de fauchage tardif sur notre terrain